Les écoles vétérinaires
Cinq écoles vétérinaires
On compte quatre ENV (écoles nationales vétérinaires) : l'ENVA à Maisons-Alfort, l'ENVT à Toulouse, Oniris VetAgroBio à Nantes et VetAgro Sup à Lyon. En 2025-2026, les droits de scolarité dans ces écoles publiques sont de 2 852 € par an (gratuité pour les boursiers), auxquels s'ajoute la CVEC (contribution de vie étudiante et de campus) de 105 €.
Depuis peu, il existe une école vétérinaire privée : UniLaSalle à Rouen. Les droits de scolarité y sont de 14 300 € par an les 3 premières années, puis de 18 900 € les 3 suivantes. Plus la CVEC.
Toutes ces écoles dépendent du ministère chargé de l'Agriculture.
Admission sur concours très sélectifs
De très nombreux candidats et candidates postulent aux écoles vétérinaires alors que le nombre de places est limité. La sélectivité à l'entrée en formation est donc importante.
Candidater dans les quatre ENV
Les ENV offrent 724 places à la session 2026, réparties à parts égales entre les quatre écoles. Le recrutement s'effectue par le biais de différents concours communs. Les candidats admis intègrent une école en fonction de leurs vœux et de leur rang de classement.
Après le bac (admission en 1re année d'école)
Le concours ENV voie post-bac (280 places en 2026) s'adresse aux bachelières et bacheliers généraux (enseignements de spécialité recommandés au lycée : sciences de la vie et de la Terre ou biologie-écologie en lycée agricole, et physique-chimie ou mathématiques).
Les candidatures passent par Parcoursup ; elles nécessitent d’avoir répondu à un questionnaire de préorientation en ligne et de s'être acquitté des droits d'inscription communs. La sélection s'effectue sur dossier et pour les admissibles, sur mini-entretiens oraux.
Après un bac + 2 ou plus (admission en 2e année d'école)
- Le concours ENV voie CPGE BCPST (268 places en 2026) est réservé aux étudiants et étudiantes de prépa BCPST (biologie, chimie, physique et sciences de la Terre).
- Le concours ENV voie CPGE TB (12 places en 2026) est dédié aux étudiants et étudiantes de prépa TB (technologie et biologie).
- Le concours ENV voie licence (58 places en 2026) est destiné aux étudiants et étudiantes ayant validé une L2, une licence ou une licence professionnelle du domaine des sciences.
- Le concours ENV voie BUT (46 places en 2026) s'adresse aux étudiants et étudiantes ayant validé 2 ou 3 années de BUT génie biologique.
- Le concours ENV voie BTSA et BTS (52 places en 2026) concerne les étudiants et étudiantes de certains BTS, BTSA et BTSM qui devront réussir la classe Agro-Véto post-BTSA et BTS.
- Le concours ENV voie bac ≥ 5 (4 places en 2026) s'adresse aux titulaires du diplôme d'État de docteur en médecine, en chirurgie dentaire ou en pharmacie, ou d'un diplôme en biologie conférant le grade de master.
- Le concours ENV voie ENS (4 places en 2026), donnant accès aux écoles ENVA et VetAgro Sup Lyon, est ouvert à certains étudiants et étudiantes de 1re année d’études à l’ENS Lyon ou Paris Saclay.
À noter : il est possible de présenter une fois la voie post-bac l’année de la terminale et deux fois au maximum les autres voies à bac + 2 ou plus.
Candidater à UniLaSalle, école vétérinaire privée
L'école vétérinaire privée, UniLassalle Rouen, recrute uniquement après le bac, sur concours propre. En 2025, elle a offert 115 places aux bachelières et bacheliers généraux et 5 aux STAV, sur dossier, oraux et épreuves pratiques. Les candidatures passent par Parcoursup.
Une formation scientifique et pratique
Années 1 à 5 : le tronc commun vétérinaire
Pour les candidates et candidats admis en ENV sur concours post-bac, la 1re année commune apporte les bases nécessaires aux études vétérinaires : sciences biologiques, physique, chimie et mathématiques appliquées aux sciences vétérinaires, zoologie, écologie, informatique, anglais. De nombreux projets, ainsi qu'un stage en milieu professionnel, sont prévus pour acquérir les compétences attendues dans ce domaine. Des ateliers de remédiation sont proposés pour combler les écarts liés aux choix de spécialités en terminale.
Pour tous les étudiants et étudiantes, les années 2 à 5 permettent d'acquérir les compétences fondamentales pour comprendre le fonctionnement de l'animal et son environnement : anatomie, physiologie, bactériologie, virologie, pharmacologie, zootechnie, alimentation, botanique, etc. Puis la formation traite l’ensemble des maladies qui affectent les espèces animales domestiques et les moyens de lutte possibles. Les étudiants abordent aussi la santé publique, ainsi que la gestion d'entreprise et la législation.
Dès le début de la formation, les étudiants et étudiantes ont accès à des salles de simulation médicale vétérinaire, afin de s’exercer à l’acquisition de gestes techniques sur des mannequins ou des modèles inertes. En 4e et 5e années, ils et elles interviennent dans les services du centre hospitalier de l'école vétérinaire auprès d'animaux de compagnie, de loisir et de production, et effectuent des visites d’élevages. Certains stages doivent par ailleurs être réalisés en dehors de l’école : en clinique, en exploitation agricole, en libéral, en santé publique vétérinaire (par exemple en abattoirs) et dans un autre secteur (recherche, faune sauvage, etc.).
Une période de mobilité à l’étranger, de quelques semaines à 1 an, est obligatoire pendant le cursus.
Année 6 : l'approfondissement
En dernière année, les étudiants et étudiantes choisissent un approfondissement dans un domaine professionnel : animaux de rente (production), animaux de compagnie, équidés, santé publique vétérinaire, recherche et industrie. Il ne s'agit toutefois pas d'une spécialisation ; les futurs vétérinaires diplômés ont été préparés au cours de leur formation à intervenir auprès de l’ensemble des espèces et à rejoindre l’ensemble des débouchés.
Les étudiants et étudiantes rédigent une thèse d'exercice qui leur permet d'obtenir le DEV (diplôme d'État de docteur vétérinaire), reconnu dans tous les pays de l'espace européen.
Une insertion professionnelle rapide
Les jeunes docteurs vétérinaires s'insèrent très facilement sur le marché du travail. Le taux net d'emploi est ainsi de 98 % 2 ans après la sortie de l'école selon l'enquête d'insertion des vétérinaires réalisée en 2025 par le ministère de l'Agriculture. Ils et elles rejoignent les différents secteurs (animaux de compagnie, de production, équidés, etc.), qui sont tous demandeurs de diplômés.
Une minorité d'entre eux choisit de poursuivre des études. Plusieurs voies sont possibles, accessibles sur dossier ou sur concours :
- l’internat et des diplômes d'école ou inter-écoles, qui apportent une formation complémentaire de 1 an dans une filière professionnelle (animaux de production, par exemple) ou une problématique (comme élevage et environnement) ;
- le DESV (diplôme d’études spécialisées vétérinaires) ou les collèges européens, accessibles à l'issue d'un résidanat de 3 ans, qui permettent d’obtenir le titre de spécialiste ;
- une thèse d'université, notamment après un approfondissement recherche en 6e année.
Témoignages
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